2023-01-11
TEST COMBO MUSE MT-106BT
Tu as déjà quelques vinyles chez toi et tu rêves d’une platine vinyle, mais tu as aussi besoin d’un ampli et d’enceintes ? Evidemment ça bloque niveau budget. Plus d’inquiétude, Muse a lancé une solution pour les petites bourses, c’est-à-dire en dessous de 130 euros ttc. De plus, l’installation est bien pensée car tout est simplifié pour la vie d’un audiophile néophyte. La Muse MT-106BT est un combo lecteur de vinyle amplifié tout en un de quatre kilos seulement. Elle n’est pas la seule sur le marché, mais si nous vous en parlons c’est qu’elle possède bien des atouts. Tout d’abord elle est véritablement plug & play, il n’y a même pas besoin de fixer la courroie. En effet cette dernière est déjà installée, excepté brancher l’alimentation, encastrer le capot (ce qui n’est pas une obligation), il faut simplement l’allumer, ouvrir le loquet qui maintient le bras, mettre votre vinyle, et bien sûr, poser le bras de lecture sur votre disque ! Ah pardon, j’allais oublier, il faut tout de même retirer le cache en plastique qui protège la cellule. Bravo ! Il est difficile de faire plus simple, le fabricant vous laisse tout de même le plaisir de poser le bras sur votre tendre vinyle. C’est déjà un point fort et il y en a d’autres : un des avantages réside dans le fait qu’une seconde cellule est fournie, ce qui est un must pour un produit en entrée de gamme. Les trois boutons rotatifs sur la droite sont de bonne facture et à priori garantissent un bon usage sur la durée. Autre point fort, c’est l’option Bluetooth qui s’active simplement en tournant le bouton du milieu avec les multi fonctions. De plus le tourne-disque lit aussi bien en 33 que 45 tours et aussi en 78 tours. Sympa si tu as également des disques en gomme-laque, mais pour lire ce genre de disque ne faut-il pas utiliser une cellule spécifique ?
Retour en images
Concernant son design, évitons les débats sur les goûts et les couleurs, malgré son bois médium et son bras entièrement en plastique il faut avouer qu’elle a de l’allure. Sinon sa finition est réussie et elle existe aussi en couleur noire... Nous vous avons gardé le meilleur pour la fin, en effet l’un de ses mérites, pour une platine à ce prix, est une connectique usb qui, une fois votre clé usb branchée, permet instantanément d’enregistrer l’audio du vinyle qui tourne. Il faut tout de même appuyer sur le bouton Rec., situé juste à côté. Certains diront : pourquoi numériser mes vinyles puisque je veux privilégier l’écoute de mes vinyles ? Certes si vous jurez uniquement par le format vinyle cela ne présente que peu d’intérêt. Mais si vous êtes nomade et que vous aimez aussi assembler une discothèque digitale cette fonction est ultime, d’autant qu’il y a de moins en moins de coupons avec un code de téléchargement de l’audio en mp3, en supplément dans les pochettes des vinyles… Ce qui est fantastique c’est que ça fonctionne sans logiciel... Une fois que vous avez enregistré un bout d’audio, un dossier ALBUM_01 est automatiquement créé dans votre clé usb. Par exemple, si vous avez enregistré toute une face en entier, il y a un seul fichier nommé REC_001.MP3, c’est magique ! Lorsque vous aurez plus de budget la Muse MT-106BT est compatible avec d’autres systèmes son. C’est un détail important car le seul bémol est sa puissance sonore de 2x5 watts. Et est-ce réellement un bémol ? À ce prix c’est indécent de réclamer un system audiophile haut de gamme… La grande question que je me pose : pourquoi n’ont-ils pas installé une fonction qui permet de diffuser aussi la musique via une enceinte Bluetooth supplémentaire afin de cumuler la puissance ? À noter qu’il y a en connectique à l’arrière, une prise mini jack pour écouter au casque, puis un aux In et Out. Et à la fin de la lecture d’une face l’arrêt est automatique, ce qui peut être désactivé si vous le souhaitez.
En conclusion, parmi les combos platines-ampli-enceintes dans la catégorie premier prix Muse MT-106BT est une alternative certifiée fat par Star Wax. Disponible ici ! Allez-vous enfin écouter les vinyles que l’on vous a offerts, n’est-ce pas merveilleux ?
Texte et photos par Juan Marcos Aubert.