2025-03-16
STUDIOS BELLARUE 17 / SESSIONS DOUCEUR TROPICALE
Basés à Nantes, les studios Bellarue 17 proposent des enregistrements musicaux filmés in situ. Programmées en partenariat avec l’agence de presse BuddyClap, ces captations analogiques intitulées Douceur Tropicale sont ensuite diffusées sur Internet via YouTube. Premiers musiciens programmés, les Colombiens de La Sonora Mazurén et les Français de Slobodan Experiment dévoilent des séquences du meilleur effet.
Longtemps l’apanage des médias dits classiques via les enregistrements radiophoniques anglais (les sélections légendaires de John Peel sur la BBC par le biais de Radio 1) ou grâce aux retransmissions de la télévision française (l’émission Chorus, à la fin des années soixante-dix, sur Antenne 2 depuis le théâtre de l’Empire), les programmes musicaux live fleurissent désormais sur Internet. Réalisées avec des moyens variables, les séquences en question sont relayées par des outils audiovisuels résolument abordables. Souvent entravé par des structures rigides, l’accès aux canaux de diffusion s’effectue par le prisme des réseaux sociaux. Précieuse, cette nouvelle donne technologique permet surtout de valoriser des courants aujourd’hui victimes du formatage ambiant. Dernier exemple en date, le programme Douceur Tropicale agrège cette approche au travers d’un concept simple mais efficace : le titre d’une formation est immortalisé au sein d’une même unité de temps et d’espace, ici les studios Bellarue 17, à Nantes, avant de rayonner rapidement sur la toile, par l’entremise de YouTube. Emmenés par La Sonora Mazurén, un collectif de cumbia en provenance de Bogota, et par Slobodan Experiment, un combo hexagonal héritier de Dick Dale et des répertoires des Balkans, les premiers numéros-maison tiennent promesse… Et les sets tournés avec la chanteuse et flûtiste Maïa Barouh, en solo ou avec l’accordéoniste Fixi, s’annoncent passionnants…
Pour Claude Samnick et Gilles Guyon, ingénieur du son et vidéaste-photographe aux studios Bellarue 17, la formule est proverbiale : « Nous désirons mettre en avant des vidéos illustrées par des ensembles ou interprètes variés, le tout dans un cadre convivial. Cette caractéristique est essentielle. Les créateurs se sentent ainsi comme à la maison et donnent le meilleur d’eux-mêmes.» La force de cette démarche réside en deux pôles complémentaires : un plateau pour les tournages ou les prises de vue photographiques et un studio d’enregistrement doté d’outils analogiques. Ce dernier matériel offre un cachet évident : « Nous enregistrons et mixons grâce à différents modules dont une table hardware mais sans plugins. Au-delà de l’attrait actuel pour ces sonorités (on pense forcément aux labels indépendants américains Daptone ou Big Crown, Ndr), cette dimension défie l’épreuve du temps et sonne finalement de manière moderne » commentent ces professionnels du son et de l’image. Outre l’acoustique à proprement parler, des instruments d’époque sont également mis à disposition des usagers : « Nous possédons notamment un orgue Hammond, dont la réputation n’est plus à faire, un orgue Farfisa, le type de matériel utilisé dans les années 60 par nombre de groupes rock, et des claviers japonais de marque Korg Cela apporte une plus-value évidente lors des prestations musicales » confirme le tandem originaire du Grand Ouest.
Par Vincent Caffiaux / Photo Gilles Guyon et Claude Samnick par Les Studios Bellarue 17