2017-02-02
JAH9 / 9
D’Hortense Ellis à Marcia Griffiths en passant par Dawn Penn, les femmes ont marqué la scène jamaïcaine de manière régulière. Jah9 ne déroge pas au constat. « 9 », son deuxième album invoque la philosophie rasta et plus particulièrement la numérologie. L’ésotérisme est renforcé grâce à des arrangements climatiques. Une mystique perceptible au travers de « Natural Vibe », « Unafraid » et surtout « In the Spirit », dont les déclamations font référence à la dub poetry, à une auteure de la trempe de Jean « Binta » Breeze.
Cette orthodoxie ne doit pas cacher la créativité ambiante. Le spectre musical de « 9 » couvre naturellement le reggae mais également d’autres répertoires comme la soul et le jazz. D’ailleurs l’approche de la musicienne est souvent comparée à celle d’Erykah Badu et de Nina Simone. Une dimension artistique revêtue par « Greatest Threat to the Status Quo », titre que la jeune femme chante en duo avec Vaughn « Akae Beka » Benjamin, autre figure de la scène dite néo-roots. Ou bien encore avec « In the Midst », dont les claviers tournoyants en font le sommet de l’album. Une chanteuse à découvrir sur scène. Jah9 sera programmée en avril prochain à la Philharmonie de Paris aux côtés de Brigadier Jerry et Johnny Osbourne, lors d’une revue emmenée par Lee « Scratch » Perry.
Par Vincent Caffiaux
Cette orthodoxie ne doit pas cacher la créativité ambiante. Le spectre musical de « 9 » couvre naturellement le reggae mais également d’autres répertoires comme la soul et le jazz. D’ailleurs l’approche de la musicienne est souvent comparée à celle d’Erykah Badu et de Nina Simone. Une dimension artistique revêtue par « Greatest Threat to the Status Quo », titre que la jeune femme chante en duo avec Vaughn « Akae Beka » Benjamin, autre figure de la scène dite néo-roots. Ou bien encore avec « In the Midst », dont les claviers tournoyants en font le sommet de l’album. Une chanteuse à découvrir sur scène. Jah9 sera programmée en avril prochain à la Philharmonie de Paris aux côtés de Brigadier Jerry et Johnny Osbourne, lors d’une revue emmenée par Lee « Scratch » Perry.
Par Vincent Caffiaux