2015-04-22
INTERVIEW CUBI
Maintenant que nous avons divulgué le vrai nom du vainqueur du contest de dessin Star Wax X Posca vol.2, c'est officiel, du haut de ses trente deux ans, il accepte d'être appelé Chandra Roggero a.k.a Cubi. Installé à Agen, dans le sud ouest, il se dit faiseur d'illustrations, de bandes dessinées, de boutades graphiques. Il aime surtout dessiner sur à peu près tout et tout le temps. Entretien avec un artiste à l’univers quelque peu loufoque.
Cubi vient-il du fait que tu recycles du carton de cubitainer pour dessiner ?
Ça remonte à mon adolescence, on avait un groupe de musique officieux avec mes meilleurs potes, qui se nommait sobrement et en toute simplicité Timon Grophalus band. J'avais fait les pochettes de nos "albums" sur Cd gravés, et pour l'occasion on avait inventé une maison de production fictive "Cubi Production". Parce que bon, il faut bien l'avouer, on recyclait surtout le contenu plus que les cartons des cubis. Quand j'ai commencé à faire un peu de graffiti et de la Bd, et après plusieurs pseudo, c'est Cubi qui s'est imposé.
Tu dessines, tu découpes, tu bombes, c'est évident pour toi d'utiliser tous ces éléments, ou se sont-ils ajoutés au fil du temps ?
Oui plus ou moins. Je suis à la base un dessinateur qui dessine (incroyable ?) sur des feuilles de papier machine sur son bureau ou sur son Pc. Cependant j'ai toujours aimé la matière, les accidents, le grain, etc. mais un très beau papier, une toile, ou un nouveau carnet m'intimide, c'est précieux puis c'est cher, j'ai toujours peur de faire une bouse et ça ne rate pas. Du coup, ma petite expérience dans le graff m'a donné envie de tester d'autres trucs. Vu qu'on se retrouve dans la rue à l'affût d'un espace, d'une surface, on se met à voir n'importe quelle chose comme un support graphique. Comme je suis quand même un dessinateur casanier plutôt que graffeur, et qu'un mur c'est lourd, je me suis trouvé des supports comme le sticker, le carton qui permettent des tas de trucs. Le bois ou divers objets comme des bombes, des bouteilles, des machins que les gens jettent dans la rue. Il y a un côté bricolage qui du coup donne envie de procéder différemment, mais ça reste aussi un truc d'aisance avec tel ou tel outil. Et puis c'est selon l'envie ou l'idée.
Tu as un univers nerveux et en mouvement, peuplé de petits monstres, c'est pour échapper à ta réalité ?
Ouh là, sûrement, je ne sais pas. Peut-être plus pour exprimer mon monde. Faire le lien entre la réalité des autres et ma réalité intérieure. Nan ! En fait les monstres ça me fait marrer, on peut leur faire ce qu'on veut, ils sont complètement idiots.
Souvent tes animaux dansent, as-tu de la frustration par rapport à ça ?
Je ne sais pas pourquoi ils ont toujours en l'air en train de faire n'importe quoi. C'est pas forcément une danse, parfois ils sont plus en phase d'invasion, ou en apesanteur. Sinon pas de frustration par rapport à la danse, je danse excessivement bien. Seulement c'est une danse expérimentale, alors ce n'est pas évident pour le grand public, il n'est pas prêt.
Quelle place a la musique dans ta vie, ton dessin ?
La musique c'est important dans ma vie comme dans mon boulot. Comme plein de créatifs je crois... Selon ce que je fais, ça me motive, ça m'aide à rester concentré. Par exemple quand je suis sur des choses comme de l'encrage ou de la précision, j'aime des trucs trippants, calmes mais rythmiques. Quand je suis des choses légères, plus abstraites, ou sur de la colorisation sur Photoshop, il me faut un peu plus de violence auditive.
Quant au style, j'écoute des choses variées, je peux faire du name dropping en vrac : The Kills, The Do, Madlib, Dexter, Gonzales, Dorian Concept, RATM, Dirty Art Club, Suff Daddy, Photay, Shabazz Palaces, Hubert Daviz, Nosaj Thing, Bonobo, Blockhead, Mathieu Boogaerts, Unknown Mortal Orchestra, Pond, Royal Blood... Bref des tas de trucs.
Tu peux nous en dire plus sur tes dessins pour ce vinyle ?
À vrai dire j'ai découvert le concours deux ou trois jours avant la date butoir. Donc j'ai fait quelques recherches qui n'ont mené à rien, j'avais un croco en papier découpé qui traînait, quand je l'ai vu j'ai foncé au feeling pour rester dans les temps. J'ai fait des galettes en carton noir d'après le gabarit fourni, un mix de dessin direct et sur des stickers au Posca. J'ai fait des montages en découpant et collant directement, histoire de bien me mettre à la bourre.
Ça commence comment un dessin de Cubi ?
Parfois une envie, une idée, une ambiance, parfois par une tâche, une forme ou par hasard. Par contre, pour les personnages, c'est pratiquement toujours par le nez...
À qui tu vas offrir ton premier vinyle Star Wax X Posca vol.2 ?
À ma môman évidemment !
Si tu ne devais choisir qu'un seul de tes multiples personnages, ce serait lequel ?
Impossible. Ils se reproduisent trop vite.
Par Sebastien Charlot pour Posca. Plus de photos www.posca-life-custom.com
cubiprods.blogspot.fr ou cliquez ici.
Cubi vient-il du fait que tu recycles du carton de cubitainer pour dessiner ?
Ça remonte à mon adolescence, on avait un groupe de musique officieux avec mes meilleurs potes, qui se nommait sobrement et en toute simplicité Timon Grophalus band. J'avais fait les pochettes de nos "albums" sur Cd gravés, et pour l'occasion on avait inventé une maison de production fictive "Cubi Production". Parce que bon, il faut bien l'avouer, on recyclait surtout le contenu plus que les cartons des cubis. Quand j'ai commencé à faire un peu de graffiti et de la Bd, et après plusieurs pseudo, c'est Cubi qui s'est imposé.
Tu dessines, tu découpes, tu bombes, c'est évident pour toi d'utiliser tous ces éléments, ou se sont-ils ajoutés au fil du temps ?
Oui plus ou moins. Je suis à la base un dessinateur qui dessine (incroyable ?) sur des feuilles de papier machine sur son bureau ou sur son Pc. Cependant j'ai toujours aimé la matière, les accidents, le grain, etc. mais un très beau papier, une toile, ou un nouveau carnet m'intimide, c'est précieux puis c'est cher, j'ai toujours peur de faire une bouse et ça ne rate pas. Du coup, ma petite expérience dans le graff m'a donné envie de tester d'autres trucs. Vu qu'on se retrouve dans la rue à l'affût d'un espace, d'une surface, on se met à voir n'importe quelle chose comme un support graphique. Comme je suis quand même un dessinateur casanier plutôt que graffeur, et qu'un mur c'est lourd, je me suis trouvé des supports comme le sticker, le carton qui permettent des tas de trucs. Le bois ou divers objets comme des bombes, des bouteilles, des machins que les gens jettent dans la rue. Il y a un côté bricolage qui du coup donne envie de procéder différemment, mais ça reste aussi un truc d'aisance avec tel ou tel outil. Et puis c'est selon l'envie ou l'idée.
Tu as un univers nerveux et en mouvement, peuplé de petits monstres, c'est pour échapper à ta réalité ?
Ouh là, sûrement, je ne sais pas. Peut-être plus pour exprimer mon monde. Faire le lien entre la réalité des autres et ma réalité intérieure. Nan ! En fait les monstres ça me fait marrer, on peut leur faire ce qu'on veut, ils sont complètement idiots.
Souvent tes animaux dansent, as-tu de la frustration par rapport à ça ?
Je ne sais pas pourquoi ils ont toujours en l'air en train de faire n'importe quoi. C'est pas forcément une danse, parfois ils sont plus en phase d'invasion, ou en apesanteur. Sinon pas de frustration par rapport à la danse, je danse excessivement bien. Seulement c'est une danse expérimentale, alors ce n'est pas évident pour le grand public, il n'est pas prêt.
Quelle place a la musique dans ta vie, ton dessin ?
La musique c'est important dans ma vie comme dans mon boulot. Comme plein de créatifs je crois... Selon ce que je fais, ça me motive, ça m'aide à rester concentré. Par exemple quand je suis sur des choses comme de l'encrage ou de la précision, j'aime des trucs trippants, calmes mais rythmiques. Quand je suis des choses légères, plus abstraites, ou sur de la colorisation sur Photoshop, il me faut un peu plus de violence auditive.
Quant au style, j'écoute des choses variées, je peux faire du name dropping en vrac : The Kills, The Do, Madlib, Dexter, Gonzales, Dorian Concept, RATM, Dirty Art Club, Suff Daddy, Photay, Shabazz Palaces, Hubert Daviz, Nosaj Thing, Bonobo, Blockhead, Mathieu Boogaerts, Unknown Mortal Orchestra, Pond, Royal Blood... Bref des tas de trucs.
Tu peux nous en dire plus sur tes dessins pour ce vinyle ?
À vrai dire j'ai découvert le concours deux ou trois jours avant la date butoir. Donc j'ai fait quelques recherches qui n'ont mené à rien, j'avais un croco en papier découpé qui traînait, quand je l'ai vu j'ai foncé au feeling pour rester dans les temps. J'ai fait des galettes en carton noir d'après le gabarit fourni, un mix de dessin direct et sur des stickers au Posca. J'ai fait des montages en découpant et collant directement, histoire de bien me mettre à la bourre.
Ça commence comment un dessin de Cubi ?
Parfois une envie, une idée, une ambiance, parfois par une tâche, une forme ou par hasard. Par contre, pour les personnages, c'est pratiquement toujours par le nez...
À qui tu vas offrir ton premier vinyle Star Wax X Posca vol.2 ?
À ma môman évidemment !
Si tu ne devais choisir qu'un seul de tes multiples personnages, ce serait lequel ?
Impossible. Ils se reproduisent trop vite.
Par Sebastien Charlot pour Posca. Plus de photos www.posca-life-custom.com
cubiprods.blogspot.fr ou cliquez ici.