2013-01-09
HAITO GOPFRICH / FIAT LUX
On ne va pas vous épargner la leçon de catéchisme. "Fiat lux" - « que la lumière soit » - seraient les premières paroles prononcées par Dieu ; preuve que le divin n’est pas nyctalope. Dans la bouche d’Haito Gopfrich, la citation ressemble surtout une blague lancée à la fin d’une session studio un peu corsée, car on imagine mal le Vatican faire appel à lui pour renouveler son répertoire liturgique. À mille lieux du gospel d’un Johny Cash ou de la pop-louange des Français de Glorious, "Fiat lux" s’inscrit dans le sillage de la techno allemande post-minimale et perpétue le son de l’écurie Boxer ; certaines productions pouvant même rappeler les travaux de Frank Martiniq, également signé sur le label. En dépit d’un ou deux titres anecdotiques, Gopfrich s’impose comme un producteur à suivre de près et il suffit d’écouter les excellents "Disconnected", "Green lights" et "E-love" pour s’en convaincre. God is a Dj !
Par Leiss.
Par Leiss.