2024-04-16
GOOMH
GOOMH, un groupe d’indie rock en provenance de Lille, a sorti "BACKGROUND NOISE", son premier album en décembre dernier. L’histoire de GOOHM a débuté dans les années 2000. Mais déjà ados, Alexis et Julien se découvrent une passion pour la musique et une fascination pour les instruments, les poussant à tester, esquisser et composer leurs premiers morceaux. Quelques années plus tard, les jumeaux rencontrent Nicolas. Aujourd’hui, le trio porte fièrement une musique audacieuse et délivre des messages très personnels. Marqués par Nirvana, fer de lance du mouvement grunge, ces musiciens hors pairs nous dévoilent leurs parcours et leur rencontre avec la violoncelliste Louise Coffyn. "BACKGROUND NOISE", une sortie ambitieuse incluant 14 titres autoproduits en format Cd avec Alexis au chant et à la guitare, Julien à la basse, puis Nicolas à la batterie et aux claviers. Une oeuvre qui reflète un esprit rock assumé et certifié fat par Star wax.
Avez-vous grandi dans un environnement musical ?
Alexis : Je suis autodidacte, j’ai toujours eu à cœur de me débrouiller tout seul pour arriver à sortir quelque chose des instruments sur lesquels je passe du temps ; je ne sais pas vraiment apprendre ni dompter, j’ai besoin de cette dimension de découverte et de lutte, de cette inconnue que j’ai décidé de côtoyer quotidiennement pour aller chercher de quoi me surprendre moi-même, et retenir mon intérêt. Je ne cherche pas la performance, j’ai vite senti et su que je ne serai jamais virtuose, et je suis en paix avec ça, j’aime me fier à mon oreille, à ma sensibilité, et stimuler mes capacités.
Julien : Ayant grandi dans une famille où la musique était fort présente, on a toujours baigné dedans et elle a naturellement occupé une place capitale dans notre quotidien. Entre nos parents et nos frères aînés qui en écoutaient souvent, on a rapidement eu pas mal de choses dans les oreilles, et dans la tête finalement en permanence. La rencontre avec Nirvana m’a donné envie de franchir le cap et de faire de la musique au lieu d’en écouter simplement en achetant ma première guitare, et c’est là que tout a pris une nouvelle dimension avec la possibilité de créer soi-même des mélodies, de les développer, les arranger, de passer ensuite à la basse et au chant pour faire mes premières maquettes sur un quatre pistes à cassettes. La composition est arrivée sans que je ne me force ; étant plus à l’aise avec les mélodies que les mots, c’est comme si j’avais enfin trouvé mon langage alors je me suis laissé me noyer dans la musique sans lutter. Et puis c’était la grande époque des bootlegs qu’on s’échangeait comme des trésors dans la cour du collège, des morceaux qu’on déchiffrait à l’oreille dans nos chambres, ce qui s’est avéré aussi enrichissant que formateur. La passion pour les instruments vient de là aussi, la fascination pour les vieilles Fender Jazzmaster, Jaguar, Mustang avec Sonic Youth notamment, les pédales d’effets en cherchant à reproduire les morceaux de Radiohead, ce genre de choses qui marquent un tournant dans l’appréhension et la compréhension de la musique.
Nicolas : J’ai commencé la batterie à l’âge de 13 ans. Contrairement à Alex, j’ai pris des cours en percussions classiques au conservatoire pendant quelques années, mais j’ai rapidement pris le parti de continuer la batterie sans poursuivre les autres instruments. Et j’ai beaucoup travaillé en écoutant et en jouant sur les disques des années 90.
Quelles sont vos influences ?
A : J’ai été bouleversé par Nirvana dès tout jeune, je pense qu’ils sont mon influence principale, presque davantage idéologiquement que musicalement d’ailleurs ! Mais des artistes comme Fiona Apple, Shannon Wright, Courtney Barnett, PJ Harvey, les Kills, Betty Davis, Nina Simone, Lhasa, Agnes Obel, Moderat, Mono, Explosions In The Sky, les Strokes, Jeff Buckley, Radiohead, Sonic Youth, Soundgarden ou encore Alice In Chains pour en citer quelques-uns me marquent énormément aussi. Je ne suis pas certain de pouvoir affirmer qu’ils influencent mon écriture, mais ils sont clairement fort inspirants.
J : En dehors de celles évoquées plus haut et d’une partie de celles citées par mon frère ci-dessus, j’ajouterais notamment Portishead, Mark Lanegan, The Distillers, Nine Inch Nails, et plus récemment Chelsea Wolfe. J’ai un tempérament obsessionnel qui fait que je suis capable d’écouter un seul album en boucle pendant des semaines voire des mois, je me gave littéralement sans me lasser, ce qui fait que je n’écoute pas forcément beaucoup de choses différentes en réalité.
N: Pour ma part je citerais des groupes où les batteurs avaient ou ont une importance particulière : Led Zeppelin, The Who, The Police, pour les plus anciens, et aussi Rage Against The Machine, Red Hot Chili Peppers, Primus… et forcément aussi Nirvana, et une bonne partie des artistes cités par Alex.
Depuis quand GOOMH existe ?
A : GOOMH existe dans ma vie depuis le début de l’année 2002, depuis ma première compo décente. Le projet m’accompagne depuis lors, avec de très timides débuts d’écriture et de composition solo, pour leur donner vie en public dès l’automne 2007 ; puis plusieurs configurations ont été éprouvées avant de s’arrêter sur la formule du fameux power trio à l’été 2015, validée comme une évidence.
D’ailleurs d’où vient le nom ?
A : D’une ligne de mon premier texte : GOOMH signifie « Get Out Of My Head », et lorsque j’ai écrit ces mots, l’acronyme m’est de suite venu comme la définition du processus de création. C’est ce besoin viscéral d’expression qui me pousse à empoigner un instrument, un micro ou un stylo, c’est ma thérapie.
Nicolas, comment as-tu rencontré Alexis et Julien ?
N : J’ai d’abord vu Alex en concert acoustique en solo et j’ai été impressionné par sa personnalité et sa « facilité » vocale sur scène ! Je n’avais pas croisé d’artiste lillois qui ait autant de présence sur scène. Pour Julien, je l’ai forcément croisé à des concerts, mais c’est plus tard que je l’ai vu jouer de la guitare dans le projet Lili Bee. Il avait vraiment une approche de la guitare différente des musiciens que j’avais vus jusque-là et il travaillait vraiment ses sons de guitare d’une manière personnelle. À l’époque, je jouais dans le groupe elGato et on a convié Alex comme deuxième chanteur. On a également fait quelques concerts avec Lili Bee. Donc on s’est souvent croisés tous les trois. Quand le projet GOOMH a évolué vers l’électrique, Alex m’a demandé si je voulais être le batteur et je n’ai pas hésité ! Avec les frangins, c’est facile de se comprendre en studio et sur scène, c’est aussi parfois un challenge, mais ça nous pousse à nous remettre en question régulièrement et à avancer. Alex met la barre assez haut dans certaines compos et du coup Julien et moi on doit se mettre au niveau de cette créativité. Je sais qu’à trois, on peut se surprendre musicalement les uns les autres, et ça, ce n’est pas forcément évident dans tous les groupes…
Quels thèmes abordez-vous dans vos compositions ?
A : C’est difficile de répondre précisément à ce genre de question. Je tente de mettre en poésie mon rapport au temps et aux évènements, de poser des mots sur des moments de vie, sur des existences non vécues, sur des thématiques qui me touchent, sur des livres et des films qui me marquent, des voyages qui me changent, des rencontres qui me remuent…. Le monde des émotions est un puits sans fond des plus chronophages, il est aussi fascinant que terrifiant de s’y abandonner et de s’y perdre. Les titres viennent en synthétiser le propos la plupart du temps, parfois de façon imagée, fantaisiste ou extrapolée, ou très crue aussi, en résonance avec le sujet.
A qui rendez-vous hommage ?
A : J’espère rendre hommage à celles et ceux qui m’ont communiqué l’envie de faire de la musique, et celle d’écrire aussi ; mais je t’avoue que je ne m’étais jamais posé la question, sans doute parce que je ne pense pas en ces termes lorsque je crée. Beaucoup de mes textes sont dédiés à des personnes qui de près ou de plus loin m’ont apporté quelque chose, en bien ou pas d’ailleurs, qu’il s’agisse de tranches de vie partagées, de rencontres improbables… Auxquelles on pourra dire que j’essaie de rendre hommage en un sens, même si peu des concernés le savent !!
Vous venez de Lille, cette ville a-t-elle une influence sur votre musique ?
A : Lorsque tu te penches sur la scène brute de Seattle dans les nineties, le post-rock japonais si typique de Mono, ou le soleil musical du Buena Vista Social Club pour ne citer qu’eux, tu remarques assez évidemment que tous portent en eux le lieu qui les a vus grandir ; sans chercher la comparaison, je trouve l’illustration assez parlante, et je crois qu’à notre façon, on a développé un rock sombre et boueux un peu hybride entre plusieurs courants, nourri en réaction à l’atmosphère urbaine ramassée, au climat gris et humide lillois et à l’horizon tronqué tels que je les éprouve depuis des années maintenant.
J : Je ne saurais pas te dire si l’environnement a réellement eu une influence sur ce que je produis, mais en même temps c’est là que tout s’est déroulé, donc j’imagine que c’est un ensemble de choses et que finalement, ça en fait quand même partie.
Que représente pour vous le mouvement indé ?
A : Une cour de récré. Une essence sauvage, indomptable. Des larsens. Pas de balises, c’est ce qui le définit pour moi. J’ai un besoin essentiel de liberté quand je compose, alors c’est tout ce que j’y vois.
Quel message souhaitez-vous transmettre ?
A : J’écris sur des choses vraiment intimes, je ne suis pas bien persuadé de porter un message la plupart du temps dans mes textes. Après, je trimballe avec moi mes convictions de végétalien, de fervent supporter de Paul Watson et de sa cause notamment, j’ai tout ça profondément ancré en moi depuis des années, alors ça peut rejaillir à l’occasion, et je serais ravi d’œuvrer sur scène pour ces causes si on me le proposait. Militer contre la souffrance animale et le saccage de la nature, contre le manque crasse de tolérance et pour la bienveillance, je crois que ce n’est plus une option désormais. Je ne veux pas politiser ma musique, j’aime la naïveté de la poésie, mais je suis un animal concerné.
" A notre façon, on a développé
un rock sombre et boueux
un peu hybride entre plusieurs
courants, nourri en réaction
à l’atmosphère urbaine ramassée,
au climat gris et humide lillois. "
Comment espérez-vous que les auditeurs réagissent en écoutant votre album ?
A : Si les gens aiment, on a tout gagné. C’est très clair : une réaction positive d’un auditoire à l ‘écoute de notre disque me procure une vive émotion, une fierté joviale sans prétention mais bienvenue. Je ne fais pas de la musique pour autre chose que m’exprimer à la base, mais j’admets volontiers que pouvoir partager ça sur scène ou sur album avec les curieux c’est une communion addictive, un risque qui me motive, un luxe dont j’entends ne pas me priver. On se met à nu, on livre tout sans filtre, alors c’est un peu la récompense lorsque l’on a des réactions enthousiastes. Mais je ne cherche pas à plaire à tout prix ; si j’arrive à me satisfaire de notre disque et à convaincre un auditoire, ce qui semble bien être le cas, c’est déjà une victoire !
J : Pour ma part j’espère qu’ils aimeront, qu’ils vibreront comme je l’ai fait et le fais encore en découvrant de nouveaux albums et artistes, que ça leur permettra de se vider, de s’échapper, tout ce qu’on peut logiquement espérer du partage de quelque chose d’assez intime finalement. Quand je vois des gens qui viennent à la fin du concert pour acheter l’album alors que la veille ils ne nous connaissaient pas, je me dis que ce que nous faisons touche le public et je n’attends rien d’autre de tout ça. J’aime l’idée qu’on ne sera plus les seuls à avoir nos morceaux en tête, que ça ne va pas rester secret, que le virus va pouvoir se propager !
De combien de temps avez-vous eu besoin pour cet album ?
A : « BACKGROUND NOISE » s’est fait sur des années. Il a d’abord été question d’un Ep, puis l’idée d’en faire un projet plus ambitieux a pris le dessus, et il a fallu trouver le temps de booker du studio, et le temps de bosser sur toutes les étapes ensuite en jonglant avec nos vies professionnelles et personnelles à côté, ce qui n’a pas aidé à la fluidité des manœuvres. La période sanitairement trouble depuis 2020 nous a mis un coup de frein supplémentaire, mais n’a pas entamé notre détermination et on a fini par y arriver !! Le temps est une donnée dans laquelle je me perds, que j’ai beaucoup de mal à appréhender, et lorsqu’on veut tout faire nous-mêmes il nous en faut beaucoup !!
J : On a pris beaucoup de temps pour le faire, et je crois qu’on aurait quasiment pu ne jamais s’arrêter ! Mais tout ce chemin nous a permis de parvenir au 16 décembre 2023 - date de la sortie de l’album - et c’est finalement ça qui compte : le premier album est bel et bien là, et on en est fiers.
N : Oui, ça a pris pas mal de temps, mais aussi parce qu’on voulait « maîtriser » tout le processus, et notamment le mixage et le mastering. On aurait eu beaucoup de mal à déléguer ces étapes, il fallait que ce soit nous qui les réalisions, et avec les plannings compliqués à caler, cela a pris plus de temps que prévu…
Une anecdote ?
A : Je considère ce premier album comme une compilation de nos moments de vie de groupe depuis une décennie maintenant, alors j’aurais bien du mal à en extraire un moment-clef. Mais si je devais évoquer une anecdote, je te parlerais du solo de « youth » ; je cherchais en vain la phrase musicale juste une semaine à peine avant la session d’enregistrement, lorsque mon frangin de bassiste m’a suggéré de reproduire une tentative de solo enregistrée en maladroite impro lors d’une répète où l’on travaillait sur le titre. A la réécoute, cette fameuse et improbable suite de notes forte en intention et en étrangeté s’est révélée la solution à ma frustration, et j’ai dû apprendre en vitesse mon propre solo !!
J : Je retiendrai personnellement le moment où Alexis nous a proposé d’ajouter « a humminG » à l’album, en conservant l’enregistrement brut qu’il avait effectué en solo chez lui. Le morceau articule l’album à merveille et bien qu’étant le seul en version acoustique, il s’intègre parfaitement en position centrale pour faire respirer l’ensemble. Au-delà de ça, j’adore ce morceau et j’aurais été frustré qu’il ne soit pas sur ce premier disque ; il reflète un aspect important de notre parcours, faisant écho aux premiers concerts solos acoustiques d’Alexis, puis ceux sur lesquels j’intervenais le temps de quelques morceaux seulement au départ, avant que la formation n’évolue au fil des années.
Comment avez-vous décidé de travailler avec Louise sur « cotton lace » ?
A : Je ne sais plus qui de nous a eu l’idée d’ajouter du violoncelle sur ce morceau, tant c’était évident une fois énoncé, mais quelle bonne idée ce fut ! On connaissait Louise depuis quelques années, on savait ce dont elle était capable, on lui a donc proposé de se laisser aller en studio sans contrainte spécifique autre que de servir le titre, ce qu’elle a fait à merveille.
J : J’ai toujours aimé la sonorité du violoncelle, c’est un instrument puissant qui transmet énormément d’émotions, de vibrations, au timbre singulier, et quand Louise a participé au titre en question, elle a fait l’unanimité. Elle n’a d’ailleurs pas eu besoin de faire beaucoup de prises, elle savait où elle allait dès le départ je crois, et le résultat est là. Elle aime le morceau et je pense que ça s’entend, elle a par conséquent trouvé sa place dessus sans le moindre souci.
Quels sont les artistes avec qui vous souhaiteriez travailler ?
A : Aucune idée !! Un duo avec Fiona Apple peut-être ?
J : Si on a le droit de rêver je dirais Steve Albini, à mon sens c’est un peu la personne idéale pour la musique qu’on fait.
Que représente la pochette ?
A : C’est un photo-collage réalisé en collaboration avec Julien Pilarski, un ami motion designer indépendant et fort doué que j’ai sollicité pour mettre en image nos idées. Cette pochette est en réalité un de mes tatouages, réalisé par le très talentueux copain Nad, qui fait écho à des épreuves personnelles qui m’ont forgé et habité pendant l’élaboration de l’album ; poser ce symbole impactant sur un papier collé au mur de mon balcon par notre logo en dymo et mon écriture sur du scotch c’est l’essence du bricolage que j’ai voulu pour ce disque, un truc « DIY » empreint de symbolique et esthétique.
Quelles sont vos salles préférées dans la région ?
A : Le Grand Mix, le Splendid, l'Aéronef sont de chouettes salles où j’aimerais nous voir programmés. C’est peut-être un peu ambitieux mais je ne serais pas contre une première partie dans ces lieux ; en attendant, il y a quelques salles plus à notre échelle à Lille et dans ses environs dont j’ai hâte de fouler la scène !!
J : Sans être franchement située dans la région, j’avoue avoir beaucoup d’affection pour L’Ancienne Belgique à Bruxelles. Le format est top, le son aussi, et pas mal de beau monde a été programmé là-bas.
N: Sans hésiter le Grand Mix, que ce soit la grande salle, ou le club. J’ai rarement été déçu d’un concert là-bas. Le son est toujours bien géré et on reste très proche des artistes, ça donne aux concerts une ambiance particulière.
Que pensez-vous de la scène rock indé actuelle, dans la région et/ou ailleurs ?
A : Je pense qu’il était temps qu’on arrive haha !! Plus sérieusement, il y a plein de bons trucs, il suffit d’aller fureter pour tomber sur de jolies choses sans grand effort ; soyons curieux et ouverts !!
J : Aucune idée, je ne me rends que rarement à des concerts, je ne découvre que peu de choses, parce que je ne cherche pas particulièrement ça. Honnêtement, je suis assez casanier et j’aime rester à écouter des dizaines de fois les mêmes choses, je ne consacre pas nécessairement beaucoup de temps à la recherche active de ce qui se fait de nouveau.
De quoi êtes-vous fiers aujourd’hui ?
A : Je suis fier d’avoir réussi à faire « BACKGROUND NOISE » comme on l’a fait ; je suis fier de mes camarades de jeu, fier de ce qu’on accomplit, fier de ce sur quoi on travaille pour la suite, et fier que mes proches soient fiers de moi, de nous. C’est ce qui valide tout à mes yeux, j’ai peu d’égo alors je m’en remets aux réactions sincères de ma famille et mes amis.
J : Voilà, fier du parcours et de l’album, de délivrer une musique authentique, héritière de celles qui nous ont formés.
N : Fier d’avoir finalisé cet album qu’on attendait depuis longtemps et surtout de l’avoir réalisé en grande partie nous-mêmes.
Quelles sont vos aspirations pour les années à venir ?
A : Si on peut continuer le plus longtemps possible à sortir les disques que l’on veut, à faire de chouettes concerts ensemble, et si l’on peut arriver à étendre notre modeste sphère, je saurai m’en satisfaire. Voir GOOMH prendre de l’ampleur, toucher plus de monde, s’amuser en tous les cas sans jamais se perdre en chemin, c’est l’objectif.
Il y a tellement de choses qui nous échappent dans l’idée d’un certain succès, que je ne fais pas de plan à ce propos, on fait ce qu’on peut, on voit où ça nous mène et on avise.
J : Sortir d’autres albums, les défendre sur scène, partager tout ça, continuer à ne pas se fixer de limites pour notre musique, faire ce qu’on aime, vieillir en restant jeunes.
N : J’espère qu’on sortira d’autres albums et surtout qu’on pourra jouer dans les salles ou les festivals qu’on affectionne. J’espère que GOOMH touchera un maximum de personnes.
Si vous pouviez choisir de vivre dans une époque, laquelle choisiriez-vous ?
A : Le futur s’il résout les angoissants problèmes que la planète connaît actuellement.
J : J’aurais aimé vivre d’autres époques, pour voir des artistes comme Hendrix, The Doors, Nirvana et bien d’autres, mais je suis assez content d’être “maintenant” pour faire mon chemin, bien que le futur reste considérablement angoissant.
GOOMH en 3 mots ?
A : Alexis, Julien, Nicolas. Et sinon : Raw - Alternative - Grunge
J : Sauvagerie, authenticité, passion, peu importe l’ordre. Pas sûr que je te donnerais la même réponse si tu me posais la question demain par contre !
N: Les frangins ont tout dit !
Autre chose à rajouter ?
A : Merci à toi pour l’intérêt que tu nous portes, sincèrement. Merci à celles et ceux qui nous soutiennent dans cette incroyable aventure. Hâte de la suite pour GOOMH, on y travaille et j’espère pouvoir t’en parler bientôt !!
J : Merci à ceux qui consacreront quelques dizaines de minutes pour écouter cet album, à ceux qui nous suivent depuis un moment, qui ont cru en nous et notre projet, qui y ont participé de près ou de loin, qui nous ont supportés, soutenus. Que ce soit la famille, les amis, les programmateurs de concerts dans les bars ou les salles de la région, ils ont tous été précieux à leur façon. On commence à se pencher sur la suite sérieusement, on travaille sur diverses choses pour cet album encore tout en pensant au suivant, alors je crois qu’on peut se dire à bientôt !
Interview par Sabrina Bouzidi