2015-05-07
ESTER RADA / ESTER RADA
Ester Rada est issue de la communauté éthiopienne dite des Beta Israël. Un héritage culturel déjà remarqué il y a un an avec « Life Happens ». Ce titre avait alors surpris par son subtil mélange de nu soul et d’éthio-jazz. Son premier album s’inscrit sur cette lancée. Eryka Badu et Mahmoud Ahmed, funk et mélodies d’Afrique Orientale forgent un univers singulier, perceptible chez d’autres artistes de sa génération. Pour cette interprète, Israël –et notamment Tel Aviv- révèle une scène riche dont le rayonnement attire les créateurs du monde entier.
« Sorries » répond à cette soif de métissages avec sa scansion reggae vitaminée. « Lose It » balance son groove cuivré du côté de Parliament. Tout comme « Bazi » et ses arrangements à la flûte traversière dignes de la Tamla Motown circa 70’s. Les racines de l’interprète transparaissent avec « Nanu Ney », un titre de Muluken Melese. Et « Could It Be» dévoile une grandeur d’âme confondante. A l’image de la pochette de l’album, où Ester Rada incarne une vision harmonieuse de Jérusalem, ce disque respire la tolérance. Un esprit engagé influencé par Nina Simone. Ses différentes reprises de la chanteuse américaine font mouche. Une même dimension, tour à tour politique et spirituelle, décelable jusqu’au poignant « Anything » où elle évoque sa famille. Repérée par Alicia Keys qu’elle trouve incroyable, Ester Rada cultive une personnalité prometteuse. Cet été, elle sera à l’affiche de nombreux festivals européens. Une bonne raison pour découvrir ce talent émergent.
Par Vincent Caffiaux
« Sorries » répond à cette soif de métissages avec sa scansion reggae vitaminée. « Lose It » balance son groove cuivré du côté de Parliament. Tout comme « Bazi » et ses arrangements à la flûte traversière dignes de la Tamla Motown circa 70’s. Les racines de l’interprète transparaissent avec « Nanu Ney », un titre de Muluken Melese. Et « Could It Be» dévoile une grandeur d’âme confondante. A l’image de la pochette de l’album, où Ester Rada incarne une vision harmonieuse de Jérusalem, ce disque respire la tolérance. Un esprit engagé influencé par Nina Simone. Ses différentes reprises de la chanteuse américaine font mouche. Une même dimension, tour à tour politique et spirituelle, décelable jusqu’au poignant « Anything » où elle évoque sa famille. Repérée par Alicia Keys qu’elle trouve incroyable, Ester Rada cultive une personnalité prometteuse. Cet été, elle sera à l’affiche de nombreux festivals européens. Une bonne raison pour découvrir ce talent émergent.
Par Vincent Caffiaux