2015-04-21
BAMBA WASSOULOU GROOVE / FARIMA
Label Bleu, le catalogue amiénois, est de retour avec Farima, le nouvel album du Bamba Wassoulou Groove. Produit par Christian Mousset, créateur du festival Musiques Métisses, cet opus assume l’héritage des grands ensembles maliens. C’est d’ailleurs Bamba Dembélé, percussionniste de l’historique Super Djata Band, qui est à l’origine de ce projet. Imposant, le son instauré met en valeur la haute teneur musicale du groupe. « Gonifo Bourama » marque le pas avec ses arrangements hypnotiques. La voix chaude d’Ousmane Diakité déclenche alors une formidable machine à danser. Mais Farima est avant tout un grand album de guitares. Un caractère revêtu par les jeux de Moussa Diabaté et de Baïni Diabaté. Si le premier soliste est le garant de la tradition mandingue, le second insuffle un son électrique parfaitement complémentaire.
L’alliage des deux cultures confère à la production une dimension emballante. Il suffit d’écouter l’intro bluesy de « Farima » ou bien encore l’attaque funky de « Bina » pour saisir la démarche. Composé dans les années 80, ce morceau est révélateur du Bamba Wassoulou Groove. Sans synthés ni gimmicks dernier cri, la formation sublime le titre original pour lui offrir une deuxième vie. L’impétueux « Siguigniossonfo »ne gomme pas pour autant le lyrisme. La mélodie de « Yacouba » est là pour le rappeler. Avec force et subtilité Farima remet les pendules à l’heure de Bamako. Et projette le Bamba Wassoulou Groove dans son époque, sans complexes ni nostalgie. À découvrir.
Par Vincent Caffiaux
L’alliage des deux cultures confère à la production une dimension emballante. Il suffit d’écouter l’intro bluesy de « Farima » ou bien encore l’attaque funky de « Bina » pour saisir la démarche. Composé dans les années 80, ce morceau est révélateur du Bamba Wassoulou Groove. Sans synthés ni gimmicks dernier cri, la formation sublime le titre original pour lui offrir une deuxième vie. L’impétueux « Siguigniossonfo »ne gomme pas pour autant le lyrisme. La mélodie de « Yacouba » est là pour le rappeler. Avec force et subtilité Farima remet les pendules à l’heure de Bamako. Et projette le Bamba Wassoulou Groove dans son époque, sans complexes ni nostalgie. À découvrir.
Par Vincent Caffiaux